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CAN 2015 : Une édition atypique !

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Un pays organisateur qui  renonce, un nivellement des écarts, des problèmes d’organisation… l’édition 2015 de la coupe d’Afrique des Nations (CAN) aura été atypique à tout point de vue.

 

 

Tous les fans de football le savaient : Le Maroc est désigné pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations et ce, depuis belle lurette. Seulement, pour des raisons sanitaires, c’est le motif officiellement évoqué, il a fini par renoncer. C’est à 50 jours de la date d’ouverture de la compétition que la Guinée Equatoriale est venue à la rescousse après que les scénarios les plus insolites ont été évoqués. Pour venir « en aide » à l’Afrique, des pays comme le Qatar et le Brésil ont proposé leurs services. Mais le sens panafricaniste du président équatoguinéen aura coupé court à toutes les inquiétudes des officiels de la Confédération Africaine de Football (CAF), qui privilégiaient l’option africaine.

 

 Edition disputée

Des difficultés liées au logement, il y en a eu comme en attestent les mésaventures des délégations tunisienne et sénégalaise. Deux des villes qui accueillent le tournoi, Mongomo et Ebibiyin notamment ne disposent pas de structures hôtelières adéquates. Mais ce que la CAN aura révélé c’est la réduction du niveau entre les équipes. Rarement une compétition aura été aussi disputée et ouverte. Le rapprochement du niveau des équipes joue sur leurs prestations. Elles sont tellement proches les unes des autres de par leur niveau qu’il a fallu attendre la dernière journée des matches de poules pour voir les qualifications s’opérer. Dans le groupe D, constitué du Cameroun, de la Cote d’Ivoire, de la Guinée et du Mali, il a fallu recourir à un tirage au sort entre le Mali et la Guinée pour déterminer le deuxième du groupe. Les deux équipes étaient, en effet, à égalité parfaite : même nombre de buts et de points. Le match entre ces deux équipes qui aurait pu les départager s’est soldé par un match nul (1-1). Pour la petite histoire, la dernière fois que l’on procédait à un tel scénario remonte à 1988.

Equipes « rescapées »

Le charme du football, a-t-on coutume de dire, c’est son aspect irrationnel. Il en a été le cas pour cette CAN. La Guinée Equatoriale qui ne doit sa participation que parce qu’elle accueille la compétition et qui n’a constitué son équipe que peu de temps avant l’édition, s’est hissée en demie finale avec un arbitrage qui, comme en attestent les penalties quasiment offerts contre la Tunisie et le Gabon, aura été activement complice. Les éléphants de la Cote d’Ivoire dont le dernier match d’éliminatoires n’en fut pas vraiment un, ont éliminé l’Algérie qui n’a pas su concrétiser son étiquette de favorite. Au final on a un remake de la finale de 1992 : Ghana-Cote d’Ivoire. Reste que la CAF se doit de tirer les leçons de cette édition. Des tracasseries subies par les supporters, aux «  bavures » arbitrales, en passant par les difficultés organisationnelles, sans ignorer le triste spectacle dont se sont livré les supporteurs équato-guinéens lors du match de la demi-finale entre leur pays et le Ghana.  Rien de tout cela n’honore l’Afrique et son football. En somme pour que la CAN continue d’être une compétition sportive de référence mondiale, le ménage doit être fait à toutes les étapes de son organisation.

 

                                                                                       Par Soumana LOURA

 

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